Gérard VIGNAUX
Psychothérapeute et
Psychanalyste à Paris

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photo du psychanalyste de couple 

psychanalyste à Paris
   

Le COUPLE en QUESTION...SUIVI DES QUESTIONS DE COUPLES


L'évolution des moeurs et tout spécialement celle du couple est telle que nous pouvons parler de métamorphose. Les spécialistes s'accordent pour dater l'apogée de ces changements de comportements au milieu des années 70. Cela recouvre les changements des moeurs sexuels intervenus non seulement en France mais de concert dans les pays occidentaux. Ce mouvement est essentiellement marqué par l'émancipation sexuelle des femmes, l'affirmation de l'égalité des sexes et la recherche d'une sexualité ne se limitant pas à la procréation et n'étant pas réservée à la vie conjugale. Certes, de tous temps, des libertins s'affranchissaient des règles sociales mais ces idées n'avaient pas de reconnaissances officielles et les conditions de vie ne permettaient pas un épanouissement de ces pratiques.

Cette évolution fut rapide grâce à la conjonction de plusieurs éléments :

 1) le progrès scientifique apporta presque simultanément une contraception facile avec la pilule contraceptive, le stérilet et des moyens d'avorter médicalement avec un minimum de risques ; quelques années plus tard l'arrivée de la pilule  abortive permettra encore des conditions meilleures.

  2) l'arrivée en grand nombre d'adolescents et de jeunes adultes (les « baby boomer ») qui n'acceptent pas les valeurs existantes et ne reconnaissent plus l'autorité des hommes politiques vieillissants alors en place à ce moment. Ces  jeunes, nombreux et décomplexés, imposent une « culture de jeunesse » parfois insolente et ambitieuse mais presque toujours radicale et adaptée à cette nouvelle période d'avancée rapide.

 3) le déclin rapide de l'influence de la religion rend possible la remise en cause de la morale traditionnelle. La culpabilité n'est plus le verrou divin, la  volonté  de jouir sans (ou avec un minimum) d'entraves anime joyeusement les débats publics. C'est la renaissance d'une certaine idéologie hédoniste.

 4) les nouvelles lois concernant l'avortement et la contraception (en 1975) légalisent ces nouvelles pratiques qui se répandent rapidement comme un raz-de-marée. Depuis cette même année, l'adultère n'est plus considéré par la loi comme un délit.

Commencé pendant les événements de mai 68, le débat concernant l'éducation va se poursuivre activement dans les familles, dans les écoles, de la maternelle jusqu'à l'université. La prise en compte de la parole de l'enfant et la remise en cause de l'autorité ouvrent la porte à une éducation nouvelle dont les conséquences seront innombrables dans la structuration de la société.


La vie de couple est moins systématique et commence plus tardivement surtout chez les jeunes citadins .  Les couples existants sont par ailleurs confrontés au grand nombre de séparations et de divorces.  Les maternités ont lieu plus tardivement. Traditionnellement, la notion de couple était associée à celle du mariage et ce mariage difficile à remettre en cause créait un système de contraintes qui n'est plus accepté au 21e siècle. Une éthique nouvelle se met progressivement en place dans le couple en banissant la violence physique mais aussi verbale. Les reproches n'ont plus leur place et les transactions d'aide, de soutien doivent s'équilibrer entre les conjoints. La qualité de la communication est déterminante pour comprendre ce que l'autre attend de soi. La distance entre les conjoints est en continuelle variation sachant qu'aucune intimité satisfaisante n'est possible lorsque l'hostilité a pris une place qu'elle n'aurait jamais dû avoir.

  Gérard VIGNAUX (février 2012)

DES QUESTIONS DE COUPLES (extraits du livre PARLONS PSY)


 Séparation mais pas de rupture définitive

Ma femme m'a trompée, puis quittée. Sans doute parce qu'elle ne pouvait plus me supporter. Je dois admettre ne pas m'être occupé d'elle comme un bon mari. Elle me reproche aussi de passer de la gentillesse à la méchanceté lorsque je n'ai pas la réaction souhaitée de sa part. On doit appeler ça la cyclothymie ? En ce qui concerne ses sentiments, elle aussi a du mal à exprimer ce qu'elle ressent. La mort de mon père en mars à qui, et je le regrette aujourd'hui, je n'ai jamais réellement parlé, ne doit pas m'aider. Alors je me pousse à parler avec elle, à la comprendre mais si elle refuse le dialogue, je prend ça comme de l'indifférence et je m'énerve : Mais je ne pourrais jamais décrire avec quelle force j'utilise les mots pour faire mal. Mais je l'aime. Elle ne sait plus et doute que je ne change jamais. On vit séparément mais on garde quelques contacts. J'en aimerais plus de sa part et je suis prêt à tout pour elle, même à consulter. Mais n' est-ce pas une défaite de vouloir consulter un spécialiste pour elle et non pas pour moi ?

 

Réponse

 

La situation de conflit et de rupture entre vous et votre femme vous fait prendre conscience que certains de vos comportements sont vraisemblablement responsables de cette rupture.

A partir de ce constat, vous pouvez comprendre qu'une thérapie pourrait vous aider à surmonter vos sautes d'humeur qui ont contribué à dégrader votre relation de couple et pousser votre femme à partir.
C'est une démarche salutaire car elle vous permettra de mieux comprendre vos réactions, vous aidera à mieux les maîtriser et à reprendre le dialogue avec votre femme sur d'autres bases.
Il ne faut pas voir cette démarche comme une "défaite" mais plutôt comme un moyen de parler de vous, de votre couple, de votre histoire, récemment endeuillée par la mort de votre père et qui pourrait vous aider à reconstruire votre vie à l'avenir.
Vous aimez toujours votre femme et vous avez envie de préserver votre relation avec elle. C'est l'une des raisons essentielles qui vous incite à consulter un spécialiste mais pourquoi ne pas considérer qu'elle est en soi suffisamment valable, dans la mesure où elle est sincère, qu'elle vient de vous et non d'une pression quelconque et que vous vous y engagez avec une certaine motivation.
Vous pouvez entreprendre une psychothérapie individuelle mais sachez que, si votre femme y est également prête, vous pouvez voir ensemble parallèlement un thérapeute de couple.

 

Difficultés de vivre avec les enfants du conjoint

 

Je vis depuis 3 ans avec mon conjoint qui a 2 enfants de 14 et 16 ans. En juillet dernier, je lui ai soumis l'idée de faire un enfant, ce qu'il m'a refusé et depuis je ne supporte plus ses enfants, du coup les week-ends où ils sont chez nous je n'ai aucune envie de leur parler, je suis toujours derrière eux pour un détail qui me gêne. Les enfants se sont plaints de mon comportement à leur père et moi je n'ai pas su réagir alors je suis partie passer le week-end chez des amis,
Je n'arrive pas du tout à supporter ses enfants, le problème vient de moi bien sûr mais je ne sais absolument pas comment faire pour le résoudre.
la discussion avec mon ami n'est pas facil. Pour lui, j'ai tort de me comporter comme ça, ce que je conçois mais je n'arrive pas du tout à faire autrement. Pensez-vous qu'une rencontre avec un psychologue me conviendrait ?
Merci de me répondre

 

Réponse

 

Je comprends bien que le refus de votre ami de faire un enfant avec vous soit très douloureux pour vous, mais ses enfants n'y sont pour rien et n'ont pas à subir les conséquences de cette situation.
Essayez de reparler de ce désir d'enfant avec lui. S'en prendre à ses enfants ne peut que déplacer inutilement le problème et créer des tensions négatives dans le couple.

Il n’ en demeure pas moins que votre désir d’avoir des enfants est un désir essentiel pour nombre de femmes et le couple peut difficilement fonctionner avec un  tel désaccord.
Effectivement, la consultation d'un psychologue ou d'un psychothérapeute s'avérera nécessaire si cette question ne trouve pas une résolution rapide.
 

 

Epreuve dans le couple et venue d’un enfant

 

suis marié avec ma femme depuis 1997. Nous avons perdu notre premier bébé en 1998 le 9ème mois et il a fallu vivre un accouchement comme un cauchemar. Cette expérience a failli nous séparer. Puis nous avons eu un petit garçon en mars 2000.
Mais notre relation s'est détériorée avec la venue de notre fils. J'ai l' impression qu'elle n'a plus besoin de moi sur le plan affectif.
J'ai un caractère difficile que j'essaie de changer mais sans vraiment de résultat avec la situation entre nous qui se détériore. Si j'essaie d'être différent,  je crois qu'elle me voit toujours comme j'étais et de fait je le suis. j'aimerais que nous tentions quelque chose ensemble tous les deux, que puis-je lui proposer ?
Y. est danseuse et je suis comédien et clown ; nous nous respectons en tant qu'artistes, cela n'a jamais changé.
Je voudrais savoir a qui m'adresser et comment faire pour que ma femme me suive dans cette démarche
J'espère ne pas trop demander
Merci beaucoup d'avance et bravo pour ce site j'y suis vraiment tombé par hasard, providentiel !

 

Réponse

 

Successivement vous avez été confronté à un échec de maternité et maintenant par la présence de votre fils.

Le décès de votre premier bébé est un problème difficile à vivre pour un couple avec des conséquences sur la relation de votre femme avec votre fils.

Il est vraisemblable que votre femme surprotège votre fils au détriment de votre vie conjugale, la venue d’un enfant dans des conditions normales modifie largement la vie du couple à plus forte raison lorsque un événement de cette nature intervient.

La vie d’un couple est en perpétuel remaniement et sans revenir au passé, l’avenir peut se bâtir positivement. Il semble d’ailleurs que les problèmes que votre couple connaît soient atténués par tout ce que vous partagez, en particulier sur le plan professionnel et artIstique, puisque vous conservez une bonne estime entre vous à ce sujet. Il n’ en demeure pas moins que votre vie intime doit retrouver une dynamique nouvelle et dans ce sens, je vous conseille d'effectuer une démarche ensemble et de consulter un thérapeute de couple.
 Courage!

 

Comment identifier les causes dans la crise d’un couple

 

Je vis avec un homme depuis 7 ans, nous avons 2 enfants de 3 et 5 ans. Nous restaurons une vieille ferme en vue de nous y installer bientôt. Tout pourrait être OK : je pourrais réaliser le rêve de ma vie : fonder une famille heureuse dans une jolie maison de campagne!
Mais voila, le rêve vire de plus en plus souvent au cauchemar : mon compagnon s'est mis dans la tête que je suis devenue distante, que je ne veux plus de lui, que je l'ignore et il me fait payer cela très cher : Sans prévenir, de temps en temps, il ne me parle plus pendant plusieurs jours, il dort au canapé, cela se traduit par des scènes de disputes terribles parce que je ne comprends pas où il veut en venir et que je ne réussis pas à gérer ces situations de conflit de plus en plus fréquentes, donc je disjoncte, je perds pied, je deviens dépressive... Je sens qu'il va falloir envisager la séparation, mais j'ai le sentiment d'un tel gâchis, d'un tel échec, que je pense que je ne pourrais pas le surmonter... et surtout comment expliquer ça à mes 2 petits bouts de choux???
(Il me reproche de lui tourner le dos la nuit : c'est vrai ça fait 7 ans que je lui tourne le dos pour dormir parce que sinon je ne dors pas bien : maintenant c'est moi qui ne dors pas parce qu'il passe la nuit dans une autre pièce et je trouve cela insupportable, pour nous, et pour nos enfants).
Une autre chose vient se greffer : sa maman a fait une attaque cérébrale il y a quelques temps, elle est hospitalisée actuellement, mais il a décidé de la prendre avec nous dés que nous habiterons la maison : elle a besoin de quelqu'un avec elle 24 H sur 24!
Je n'ai jamais fait aucune réflexion sur cette décision, mais il a décidé que je ne le supporterai pas et que ça se passerait forcément mal !!!
Mon ami devient parano, il est sûrement malheureux, il me le fait payer très cher, je ne sais plus quoi faire, toute communication, toute discussion est inutile et ne fait qu'attiser le conflit.
PS : je l'aime toujours – SOS

 

Réponse

 

Je pense que le problème douloureux que votre mari traverse avec la maladie de sa mère occupe une place centrale dans les difficultés que votre couple est en train de vivre. Il joue un révélateur des problèmes de couple mais un certain équilibre avait pu se réaliser.
Vous pourriez donc inciter votre mari à consulter un thérapeute pour évacuer sa souffrance qui retentit tant sur votre relation.
Vous, de votre côté, vous pouvez essayer d'avoir une certaine écoute vis à vis de lui. Mais je sais que cela ne doit pas être facile.
En tout cas ,il est important que vous leviez tout malentendu quant à la pseudo-distance que vous manifesteriez à son égard et que vous lui témoigniez votre amour sans ambiguïté.
 

 

Relation perverse, comment assainir la situation

Bonjour
Voilà : ma situation n’est pas banale, je suis mariée depuis plus de 20 ans, 2 enfants et une situation professionnelle correcte. Mon mari ne m’ a jamais trouvée assez bien pour lui " épousé faute de mieux" ai-je entendu plein de fois. Et puis il boit et fume beaucoup, et pendant des années , on a eu des disputes qui se sont soldées trop souvent par de la violence physique sur ma personne. Il y a 2 ans j ai vu un médecin à la suite d'une dispute et j’ai pris conscience que cela ne pouvait plus durer mais je l’aimais toujours alors j’ai pardonné comme je l’avais fait de nombreuses fois avant. Il n’a plus recommencé. Le problème est que, au travers d'un jeu sur internet,  j’ai rencontré quelqu'un que j’ai vu ensuite et nous sommes tombés amoureux (il a plus de 20 ans de moins que moi).
Etant en difficulté de trouver du travail, je l’ai invité à venir chez nous pour l’aider. Mon mari a accepté sa venue chez nous et nous l'hébergeons depuis 5 mois. Mon mari se trouve satisfait, il a un ami, il ne sait rien de ma relation avec lui. S’il savait, je serais dehors à mon avis. Mon problème est que je ne peux pas quitter mon mari pour l’instant, j’ai des enfants assez jeunes et je ne veux pas les briser. De plus, j’ai un lourd endettement. Cet homme étant beaucoup plus jeune que moi, je ne sais pas si cela durera ; il n’a rien devant lui, pas de travail, pas de formation, je dois tout faire pour lui, je me demande si parfois je suis normale.
Avant, tout était dans une éternelle continuité et cela basculait de temps en temps avec les coups ; puis ensuite c’était le calme plat. Là, mon mari fume, boit et joue sur internet, je suis là, c’est bien mais les réflexions aussi sont là de temps à autre. Je l’aime encore et j’aime aussi mon nouvel amant. Je ne peux pas virer le mari pour l’amant, je suis un peu perdue, je dois le dire. Voilà, je mène un ménage à trois, quelle ambiguïté ?

 

Réponse

 

A partir de votre réflexion « je ne peux pas quitter mon mari pour l’instant, j’ai des enfants assez jeunes et je ne veux pas les briser » vous bâtissez un système pervers dans lequel vous faites cohabitez votre mari et votre amant dans des conditions particulièrement dangereuses et instables.

Sachez que les enfants peuvent s’épanouir plus facilement après le divorce et la séparation des parents alors que ceux-ci peuvent à nouveau vivre leur vie amoureuse dans de bonnes conditions. Des enfants vivant dans un foyer où la violence, la haine et le mensonge se trouvent dans des conditions négatives préjudiciables à leur éducation. De plus, vivre au quotidien de telles situations leur présente la vie amoureuse et la vie de couple sous des angles particulièrement négatifs.

Je crains que vous preniez un plaisir malsain à berner votre mari de la plus belle façon. Il est temps que vous ayez conscience de l’impasse dans laquelle vous vous trouvez. Si vous n’arrivez pas, dans un délai raisonnable, à prendre une décision vous conduisant vers une solution, il serait nécessaire que vous entrepreniez une psychothérapie personnelle qui pourra vous aider vous-même ainsi que vos enfants.

 

 

Gros problèmes mais volonté des deux de faire un nouvel essai

 

Mariée depuis 11 ans, nous connaissons de graves et très fréquentes crises de couple. Nous avions décidé il y a quelques semaines de divorcer. Mon mari vient de me demander de faire "un dernier essai". Pour nos 3 enfants, je pense que cela vaut la peine. Pourtant ma condition est que nous nous fassions aider par un professionnel car jusqu'à présent toute "notre bonne volonté" n'a rien changé. Mon mari est d'accord avec moi.
Je vous demande conseil car je ne sais pas vers qui me tourner. Faut-il entreprendre une thérapie de couple? Faut-il aller voir un psychologue, un psychiatre?
Je pense que nous avons des problèmes psychologiques tous les deux, alors faut-il conjuguer thérapie de couple et séances individuelles chez un psy?
Nous n'avons plus depuis plusieurs mois de relations intimes. Je me sens tellement mal dans notre vie de couple que je n'en ai pas du tout envie. Faut-il également suivre une sexothérapie?
Je précise que mon mari est d'accord mais à condition que cela soit remboursé. Je ne sais pas à qui m'adresser.
J'habite un petit village à une quinzaine de kilomètres de Montpellier. Pouvez vous m'aider ?

 

Réponse

 

Vous pensez que vous et votre mari avez des problèmes psychologiques personnels et ce court message ne me permet pas d’évaluer votre

situation. Il est nécessaire, dans ce cas, que vous entrepreniez l’un et l’autre individuellement une Psychothérapie ou une Psychanalyse.

Une thérapie de couple ne peut remplacer une psychothérapie individuelle lorsque celle-ci est nécessaire ; la thérapie de couple travaille sur la dynamique du couple mais pas sur les problématiques personnelles.

 

Couple remis en cause par un problème d’adolescent

 

Ce matin, j'ai dit à mon mari que je voulais divorcer. Déterminée mais affolée (comment faire ?) j'ai été sur internet....... et j'ai trouvé votre site. j'ai voulu prendre rendez-vous avec votre cabinet, mais il faut rappeler...
Nous vivons ensemble depuis 24 ans. Nous avons deux enfants de 17 et 13 ans. Notre couple est complètement perturbé par la crise d'adolescence de notre fils aîné. Je subis les reproches de mon mari qui semble vouloir me faire porter toutes les responsabilités de ce qui ne va plus dans notre famille. Je trouve cela vraiment injuste. Depuis le mois d'octobre, je vois un psychothérapeute une fois par semaine : là encore je veux faire le mieux et toute ma part pour que le climat familial s'améliore. Quand mon fils m'insulte, mon mari me regarde en hochant la tête et m'accuse... On traverse vraiment un sale moment. Divorcer mettrait un point final à tout ça, et dirait clairement : je ne suis pas d'accord ! Avec le fait que mon fils ne se lève pas le matin, avec le fait que notre couple ait été sacrifié à la crise d'adolescence massive (ça va mieux tout de même, l'an dernier c'était encore plus dur, mais c'est cette année que je ne peux plus parler avec mon mari, ni entendre, ni voir, ni rien). Notre couple est dévasté ! Comment faire de l'ordre ? Divorcer. Je retourne sur internet pour voir comment faire.

 

Réponse

 

Je comprends bien que l'attitude de votre mari vous déconcerte et que la situation familiale soit difficile à vivre mais je remarque que votre décision de divorcer semble être prise dans la précipitation. Cette décision doit être prise dans le calme, et l’urgence est de rétablir le dialogue dans votre couple. Lors de la crise d’adolescence de l’un des enfants, le couple est mis à rude épreuve et il n’est pas rare d’assister à ce genre de crises qu’il faut appréhender avec calme et détermination, le rôle de chacun des parents peut être violemment critiqué.
Vous avez bien fait d'entreprendre une psychothérapie et j'espère que ce travail psychologique vous permettra de clarifier votre position face à cette situation difficile.
Il saurait judicieux d'amener votre mari à ce que vous consultiez ensemble un thérapeute de couple ou familial pour vous aider tous deux à adopter une position cohérente face au comportement de votre fils aîné.
 

 

Refus des rapports sexuels

 

Depuis la conception de notre deuxième enfant et 14 ans de vie commune, ma femme ne ressent plus de désir sexuel. Elle n'accepte plus que je la caresse. Par contre, il y a toujours de la tendresse entre nous.
Je souhaiterai faire une thérapie de groupe avec elle mais je ne sais pas comment lui proposer sans qu'elle se vexe.
Est-ce la bonne solution ?
De plus, je ne sais pas où m'adresser pour trouver un lieu de thérapie en région parisienne (77 Est)
merci d'avance

 

Réponse

 

Le désir sexuel est un bon indicateur de la santé du couple. Il demande une adhésion profonde de la personne où l’inconscient a un rôle déterminant. Les aléas du désir ne s’expriment pas toujours facilement et souvent ils ne prennent leur sens que dans le cadre d’un travail psychologique approfondi de la personne concernée.

Vous parliez de thérapie de groupe mais cette solution ne me semble pas adaptée à votre couple. Il serait préférable pour votre femme d’entreprendre une psychothérapie ou une psychanalyse individuelle. Si donc, comme le montre ce message, le dialogue entre vous ne permet pas de révéler la nature et l’origine du comportement de votre femme, elle doit comprendre que cette situation ne peut durer longtemps sans avoir des répercussions fâcheuses sur votre vie de couple et que cela dépend essentiellement d’elle d‘entreprendre une démarche psychologique et de consulter un psychothérapeute ou un psychanalyste.

Il vous faudra donc beaucoup de doigté et de patience pour la persuader de l'intérêt de faire cette démarche.
 

Pour me contacter : 06 64 92 01 96
 Lien : le site de Gérard Vignaux